Religion et culture grecque

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Religion et culture grecque2018-11-28T16:22:51+00:00

Religion et culture grecque

Parmi les religions en Grèce, la plus importante est celle de l’Église orthodoxe grecque, qui représente la quasi-totalité de la population et qui est constitutionnellement reconnue comme la “religion dominante” de la Grèce. Les autres religions sont le catholicisme, l’islam et le protestantisme. Les cérémonies dans l’église sont dîtes en grec ancien.

L’Église orthodoxe grecque, membre de la communauté orthodoxe orientale, se voit attribuer le statut de “religion dominante” dans la constitution de la Grèce. Ses membres représentent entre 95% et 98% de la population. Parmi ceux qui s’identifient comme orthodoxes grecs, environ 700 000 à 1 million sont des adeptes de l’ancien calendrier grec.

Le statut de l’Eglise orthodoxe en tant que “religion dominante” repose en grande partie sur le rôle que l’église a joué pour la préservation de la nation grecque au cours des années d’occupation de l’empire ottoman, mais également sur le rôle joué par l’église durant la guerre d’indépendance de la Grèce. Par conséquent, beaucoup attribuent une identité ethno-religieuse à la nation grecque moderne, bien qu’elle ne soit pas aussi forte que celle de la nation juive.

La Pâque grecque

La Semaine sainte et le dimanche de Pâques offrent une occasion inégalée de partager certains des moments les plus émouvants et les plus impressionnants du culte et de la tradition orthodoxe grecque, ainsi que l’occasion de participer à ces traditions transmises de génération en génération depuis près de 2000 ans. La semaine qui précède la semaine Sainte (ou comme disent les Grecs, la grande semaine) est communément appelée la semaine muette parce qu’il n’y a pas de service religieux jusqu’au vendredi soir (veille du samedi de Lazare).

Le vendredi, il est courant que les femmes grecques préparent des brioches de pain spéciales légèrement sucrée appelées Lazaros.Ces brioches ont parfois la forme d’un bonhomme enveloppé dans un linge, souvent décorées de raisins secs ou de noix. La tradition veut que les enfants roulent ces petits pains du haut de la collines et lorsque le pain cesse de rouler, à l’endroit où il s’est arrêté, ils espèrent trouver une perdrix. Dans certains villages, les enfants fabriquent des poupées avec des roseaux, puis les décorent avec des chiffons, des fleurs ou des rubans, puis vont de maison en maison en chantant les lazarakia, un hymne décrivant la résurrection de Lazare. Cette coutume serait dérivée de la fête de la Grèce antique d’Adonis.

Le dimanche des Palmiers (des Rameaux) “Kiriaki ton vayion”, la plupart des églises sont décorées de branches de palmier et de myrte. Les jeûnes stricts s’assouplissent et des plats de poisson frais ou salé sont préparés (généralement une soupe de poisson). Cette fête rappelle l’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem après avoir ressuscité Lazare. La consommation de poisson est symbolique car les lettres du mot grec «poisson», ichthys, désignent les mots Isou Ct Theou, Yios, Sotir (Jésus-Christ, Dieu, Fils, Sauveur). C’était le mot de passe symbolique secret des premiers chrétiens lors de leur persécution par les Romains. Ce jour-là, on appelle les femmes Vaya et les hommes Vayios.

Le lundi annonce la dernière semaine de jeûne et de l’observation des événements qui ont conduit à la Passion. Même les non-fervents s’abstiennent de manger de la viande, des œufs et des produits laitiers, et les enfants ne sont pas non plus autorisés à boire du lait. Dans certains ménages, même l’huile d’olive et le vin sont éliminés de la table. (Le jeûne pour les orthodoxes est considéré non pas comme une privation, mais une purification rituelle du corps aussi bien que de l’âme, une purification qui rend digne du sacrifice du Christ et les plus dévots jeûnent pendant 40 jours avant Pâques.)

Le service de mardi est consacré aux lectures d’Écritures se rapportant à Marie-Madeleine, et ce jour-là, les prostituées se font un devoir d’aller à l’église. Les femmes au foyer blanchissent traditionnellement leurs maisons, y compris les abords de la rue et des arbres, pendant la première partie de la semaine sainte.

Le mercredi saint est consacré à l’onction des fidèles avec de l’huile sainte (efhelaio) et les fidèles rapportent chez eux de l’huile sainte pour oindre d’autres membres de la famille et des icônes religieuses, etc., à l’aide d’un brin d’origan. Ces brins ont un pouvoir de guérison magique ils sont ensuite placés près de l’icône de la maison, afin de sauver un membre de la famille en cas d’urgence. Si une nouvelle maison doit être construite, une de ces branches d’origan sera placée sur la pierre angulaire de la fondation.

Le Jeudi saint on se lève très tôt, car il reste beaucoup de choses à faire et nombreux sont les préparatifs pour la fête de Pâques qui commencent ce jour-là, cela reste une journée sacrée et à la fois austère. Jeudi matin, l’église est décorée de noir, de violet et de blanc, et les prêtres sont vêtus de vêtements noirs avec des croix d’argent ils lisent les passages de l’Évangile faisant référence à la Dernière Cène. Ensuite, la communion est distribuée à tous les fidèles baptisés et même les plus jeunes enfants sont amenés par leurs parents pour y prendre part. La communion est donnée avec une cuillère contenant un petit morceau de pain béni et du vin doux également béni.

Après le service du matin, les ménagères se précipitent à la maison pour poursuivre leurs préparatifs en vue du repas de Pâques. C’est le jour où les œufs de Pâques sont traditionnellement teints en rouge écarlate, (la couleur rouge symbolise le sang du Christ et l’œuf lui-même est un symbole ancien et universel du monde, de la renaissance et de la fertilité). Dans un conte populaire, une femme qui tenait un panier d’oeufs a appris que le Christ était ressuscité des morts. Elle a crié, incrédule, “En effet? Et ces œufs de blanc peuvent-ils devenir rouges?” Quand elle regarda de nouveau, miraculeusement ils l’étaient devenus.

Dans de nombreux ménages, les œufs ne sont pas simplement teints en rouge, mais décorés. Les dessins sont fabriqués avec de la cire avant d’être teints; certains enveloppent les œufs dans des peaux d’oignons rouges qui donneront un effet marbré après la teinte. Une autre méthode populaire consiste à placer diverses feuilles ou fleurs fraîches sur l’œuf, en les maintenant avec un peu de tulle ou de nylon pour que l’empreinte de la feuille reste sur l’œuf. De nombreux autres rites et croyances folkloriques sont associés à la teinture des œufs de Pâques, beaucoup d’entre eux étant liés aux pouvoirs miraculeux du premier œuf coloré, du bain de teinture lui-même (qui est rouge sang) et même des poules qui pondent les œufs. . Beaucoup de ces croyances sont issues de pratiques païennes.

Le jeudi saint est également le jour de la fabrication des pains, des brioches et des biscuits de Pâques. Ces miches sont riches, sucrées et levées, cuites au four avec des épices, anis ou machlepi (graines de cerise sauvage moulues) et décorées avec un œuf rouge, des fruits secs et des amandes. Ces pains sucrés sont appelés tsoureki et peuvent être achetés dans les boulangeries locales. D’autres biscuits, appelés koulourakia, sont également cuits sous différentes formes pour les enfants.

 

Le service du soir, le plus long de la Semaine Sainte, est couramment appelé la liturgie des douze évangiles, lorsque les prêtres lisent 12 passages différents décrivant la Passion du Christ. Après le cinquième passage, la crucifixion elle-même est lue et un crucifix de taille réelle sur lequel figure une icône du Christ crucifié est placé au centre de l’église. Les fidèles l’ornent de trois bougies et de guirlandes de fleurs. Les sept passages restants faisant référence à la mort et à l’inhumation du Christ sont lus. La participation des fidèles devient intense; les femmes deviennent les gardiennes de la croix, rejoignant la Sainte Mère dans un deuil douloureux et chantant des cantiques funéraires lors d’une veillée nocturne. On croit que les âmes des morts sont libérées cette nuit-là alors que le sauveur descend dans le monde d’en bas.

Le vendredi saint est consacré au service de la descente de la croix. Les bureaux et les magasins sont fermés jusqu’à midi. les drapeaux sont en berne et les cloches des églises sonnent pendant toute la journée. On mange peu de nourriture, souvent une assiette de haricots bouillis ou de lentilles avec du vinaigre. De nombreuses stations de radio jouent de la musique classique. Peu de temps avant midi, la “couche” sur laquelle le corps du Christ doit être déposé est recouverte d’un drap d’or et des fleurs fraîches sont fixées autour de l’épitaphios richement sculpté, où le corps-icône du Christ restera en place jusqu’au soir. Les fidèles passent pour s’incliner et embrasser le “corps du Christ” et se baisser sous l’épitaphios pour recevoir sa grâce.

Le vendredi soir, l’épitaphios est amené à l’extérieur de l’église et commence alors la procession funéraire, souvent dirigée par un orchestre qui joue des marches funèbres et suivie des autorités locales de l’État ou de la ville et de la foule de fidèles, chaque participant portant une longue chandelle ( lambada). Cette nuit-là, dans certains villages, une effigie de Judas est brûlée et les cendres de ce feu éparpillées sur les tombes des morts. Chaque région et chaque île de Grèce a ses propres coutumes locales marquant ce jour saint.

Samedi saint voit la morosité des jours précédents commencer à se dissiper. Le service de la première résurrection est organisé. Des scènes bruyantes se déroulent ensuite dans les églises afin de dissuader les démons d’empêcher la résurrection du christ et le salut de l’humanité. Le reste de la journée est consacré à l’achèvement des préparatifs du repas de Pâques. L’agneau ou le chevreau est sacrifié et une soupe spéciale est préparée à partir des entrailles et des intestins de l’animal. Cette soupe est la célèbre magiritsa qui est vraiment délicieuse même si ses ingrédients peuvent sembler peu appétissants. Les abâts et les entrailles sont nettoyés, étuvés et coupés en très petits morceaux, mijotés avec des oignons nouveaux, de l’aneth et du riz, et accompagnée d’une sauce aux œufs et au citron. Cette soupe, ainsi que les fromages fraîchement préparés, les œufs rouges et le pain de Pâques seront consommés immédiatement après le service de minuit. Traditionnellement, ce repas était simple, mais de nos jours, de nombreux autres plats, salades et desserts sont préparés.

Après le service de la première résurrection, les églises sont redécorées avec des fleurs fraîches et des branches de baies sucrées, de myrte et de romarin, toutes symbolisant la joie à venir de la victoire. Les gens s’habillent de leur mieux et les enfants portent de nouveaux vêtements et portent souvent un manteau ou un pull rouge et des chaussures rouges brillantes. Tout le monde se rassemble dans le cimetière avec des bougies blanches éteintes. Les enfants reçoivent généralement de la part de leurs parrain ou / et marraine des bougies spéciales et très décorées, appelées lambathes. Le service de la résurrection ou anastasi, commence vers 22h00. Peu de temps avant minuit, toutes les lumières s’éteignent, symbolisant la noirceur de la tombe. Bientôt, cependant, le prêtre apparaît à la porte, portant une bougie allumée et scandant: “Venez partager la lumière sainte et glorifier le Christ ressuscité des morts”. La congrégation allume ensuite leurs propres bougies à celle du prêtre qui chacune allume à son tour les bougies de ses voisins. Tout le monde se joint au prêtre pour chanter l’hymne traditionnel de Pâques: Christos anesti (“Le Christ est ressuscité”). Les familles échangent des embrassades; les cloches des églises sonnent joyeusement, des petârds et des feux d’artifices sont lancés. Le prêtre revient dans l’église et le service, auquel assistent les plus dévôts, se poursuit. La plupart des fidèles rentrent chez eux, essayant de garder leurs bougies allumées afin de bénir leurs maisons en faisant le signe de la croix au-dessus de leur porte d’entrée avec la fumée de la bougie. Les membres de la famille s’assoient ensuite pour le traditionnel souper de minuit. Les œufs rouges sont leur premier aliment après le jeûne de sept semaines. Mais, avant de manger ces œufs, les Grecs se livrent à un délicieux rituel consistant à casser les œufs au milieu des cris joyeux de “Christos anesti” et de “Chronia polla”. C’est l’une des plus anciennes coutumes grecques de Pâques remontant à l’époque byzantine, où l’on croyait que, tout comme le poussin nouveau-né émerge de l’œuf fêlé, le Christ émergerait du tombeau.

La compétition est serrée en cette occasion, car la personne dont l’œuf casse tous les autres (sans casser le sien) aura de la chance tout au long de l’année.

Le matin suivant, les propriétaires de maison se rendent tôt dans leurs jardins et attisent les feux sur lesquels l’agneau ou le chevreau de Pâques seront rôtis à la broche. Dans certaines régions, il s’agit d’une affaire communautaire et les feux sont allumés sur la place du village. Où que ce soit, la prépartion et la cuisson nécessitent de longues heures et les hommes tournent la broche à tour de rôle. Une atmosphère de fête est créée alors que tout le monde apprécie le vin, l’ouzo et les mezedes (amuse-bouches), accompagnés de chants et de danses folkloriques. Dans certaines parties de la Grèce, la fête dure trois jours et les miettes de la table de Pâques sont éparpillées dans le verger ou le vignoble pour assurer une bonne récolte.

Le dimanche de Pâques, l’après-midi ou le début de soirée est réservé au service spécial d’”Agapi” (“Amour”) qui a lieu dans l’église et l’évangile de la résurrection est lu en plusieurs langues, symbolisant la fraternité de toutes les nations. À la fin du service, des “baisers d’amour” sont échangés entre amis et ennemis. Le lundi de Pâques est également un jour férié. Ceux dont le nom a été commémoré pendant le carême ou la semaine sainte (généralement Saint-Georges, le 23 avril) célèbrent leur fête. D’autres fêtes spéciales, rituels et coutumes sont suivis dans les différentes régions de Grèce pendant toute la semaine suivant Pâques, plus communément appelée la “Semaine blanche”; mais pour les Athéniens, mardi signifie “retour au travail”. Les enfants retournent à l’école la semaine suivante. Il est conseillé de quitter Athènes et de partir à la campagne pour apprécier le vrai sens et l’atmosphère de la Pâque orthodoxe grecque.

Un baptême grec orthodoxe

Les sacrements du baptême, de la confirmation et de la communion sont étroitement liés dans l’Église orthodoxe grecque et marquent les événements les plus importants de la vie d’un jeune. Les cérémonies de baptême et de confirmation, appelées vaftisia en grec, ont traditionnellement lieu 40 jours après la naissance. La première sortie du bébé sera d’aller à l’église pour devenir chrétien. De nos jours, les enfants sont baptisés jusqu’à l’âge de deux ans. Les parents d’un enfant témoignent du rituel, qui est effectué par le prêtre et le parrain et la marraine (koumbaros / koumbara).

Un koumbaros ou une koumbara prend ses responsabilités très au sérieux, car cet acte le lie spirituellement à l’enfant tout au long de sa vie.

Après que le prêtre est tapoté trois fois la main de l’enfant, chassant symboliquement les mauvais esprits, le koumbaros / a renonce à trois reprises au diable et à ses œuvres, puis récite le credo apostolique. Les koumbaros / a donnent ensuite le bébé au prêtre et lui donne le nom de l’enfant, généralement le nom du grand-père paternel du premier enfant ou celui de la grand-mère paternelle. une première fille. (Les noms des grands-parents maternels sont donnés pour les garçons et les filles en second lieu). À ce stade, le prêtre baptise l’enfant en l’immergeant complètement dans l’eau trois fois, en invoquant les noms de la Trinité. L’immersion complète symbolise l’enterrement et la résurrection mystique du Christ.

Immédiatement après le baptême lors de cette double cérémonie, l’enfant est confirmé. Le prêtre oint différentes parties du corps en faisant un signe de croix avec une pommade spéciale appelée chrisme ou myron sur le front, les yeux, le nez, la bouche, les oreilles, les mains, la poitrine et les pieds, en disant à chaque fois “le sceau du cadeau du Saint-Esprit “. (Pour devenir membres de l’église orthodoxe grecque, les chrétiens d’autres religions déjà baptisés seront confirmés.) Ensuite, le prêtre coupe trois mèches de ses cheveux en guise de cadeau pour le Christ, puis le le lève trois fois devant l’autel avant de le remettre à la mère pour qu’il soit vêtu de vêtements entièrement neufs et d’une croix en or offerte par le parrain et / ou la marraine. Ensuite, le koumbaros / a porte l’enfant et accompagné du prêtre, et des proches font trois fois le tour du baptistère, avant de présenter l’enfant baptisé et confirmé aux parents. Après le baptême, l’enfant est amené à l’église trois dimanches successifs pour recevoir la communion.

Le salut traditionnel à l’occasion du baptême est ‘na zis’i – “Qu’il vive!” Après la cérémonie, de petits pâquets appelés boubounieras (bonbonnières) contenant des amandes enrobées de sucre (koufeta) sont distribués et parfois des pâtisseries sont offertes ou encore, un déjeuner ou un dîner plus élaboré est offert par le père de l’enfant à sa famille et à ses amis. Il n’est pas nécessaire d’apporter un cadeau au baptême; cela se fait généralement lors d’une visite chez le nouveau bébé juste après son retour à la maison.

N’oubliez pas qu’un bébé n’est jamais appelé par son nom avant d’être baptisé. Même un enfant non baptisé âgé de un ou deux ans est appelé “o bebis” ou “y beba” (pour les filles).Alors, ne soyez pas surpris lorsque vous demandez aux parents comment s’appelle leur bébé, et qu’ils vous disent qu’il portera le nom de la belle-mère ou du beau-père, sans appeller leur bébé par ce nom.

Fête du “prénom”

L’importance d’un prénom en Grèce ne peut pas être sous-estimée, car un nom qui traverse le passé de la famille, incarne en définitive toute l’histoire et la mythologie de la Grèce. Et quels noms merveilleux ils sont ! Des noms de personnages mythiques, héroïques, martyrs ou saints du passé de la Grèce: Ulysse, Agamemnon, Eleni (Hélène), Hercule, Alexandre, Socrate, Platon, Artémis, Constantin et Maria. En fait, bon nombre des noms les plus familiers du monde occidental sont dérivés de ces noms. Considérez le nom Ioannis:Jean, Yann, Ian, Jane et Ivan sont tous des dérivés de ce nom grec.

La célébration de la fête du saint ou du prénom est beaucoup plus importante que les anniversaires. Les jeunes enfants célèbrent leurs anniversaires une fois parvenus à leurs 10 ou 12 ans.

Traditionnellement, la personne qui célèbre son prénom offre une fête, ou une boîte de bonbons, de chocolats et les distribue aux amis et à la famille. Ainsi qu’à l’école ou sur le lieu de travail où les confiseries sont offertes aux camarades de classe ou aux collègues. Une journée “portes ouvertes” peut avoir lieu à la maison avec du café, des gâteaux, des boissons alcoolisées, du vin, des hors-d’œuvre (mezedes) ou un buffet complet. Les invitations ne sont pas nécessaires, car tout le monde connaît le(s) prénom(s)célébré(s) ce jour-là. C’est une bonne idée d’appeler quelqu’un le jour de la fête de son prénom, non seulement pour lui souhaiter “chronia polla” (“de nombreux années heureuses”), mais également pour savoir s’il / elle fait la fête à la maison. Si la personne ne fête pas, on vous dira “den yiortazo”, ce qui signifie qu’elle ne tiendra pas de “journée portes ouvertes” pour diverses raisons: décès récent dans la famille, manque d’argent, etc. Si vous allez à la maison du célébrant, vous devrez amener un cadeau; des gâteaux (tourta), des confiseries , des fleurs ou une plante (qui peut également être livrée en cas d’impossibilité de rendre visite), du vin, du whisky, du parfum ou de l’eau de Cologne, ou un cadeau encore plus personnel si vous connaissez bien la personne. Un appel téléphonique est toujours un bon moyen de rester en contact avec vos amis et collègues. Il est également courant dans les milieux d’affaires d’envoyer un télégramme aux partenaires commerciaux et aux clients grecs le jour de leur fête.

Mariage grec (o gamos)

Il y a environ 20 ans, la plupart des mariages en Grèce étaient arrangés par les parents des futurs mariés et, dans une certaine mesure, des “arrangements” sont encore conclus au nom de certains jeunes célibataires. Mais aujourd’hui, la plupart des jeunes se rencontrent, tombent amoureux, se fiancent puis se marient. Bien que les dots soient légalement exclues, d’autres traditions prévalent encore. Un jeune couple conserve généralement leur liaison pour eux mêmes et leurs amis, bien que la nouvelle génération semble maintenant plus susceptible de ramener l’élu(e) à la maison afin qu’il / elle rencontre papa et maman, quelle que soit leur réaction!

Cependant, ce qui se passe lorsque le couple décide de se fiancer est toujours très lié à la tradition. Il n’y a pas de bagues en diamant glissées sur les doigts tremblants lors de dîners aux chandelles ou de l’annonce surprise, “Nous sommes fiancés!” Non, les choses sont beaucoup plus compliquées que ça, après tout, c’est la Grèce!

Les engagements sont de deux types distincts, ou peut-être devraient-ils être considérés comme étant effectués en deux étapes. Bien entendu, l’une ou l’autre des étapes peut être éliminée, ce qui simplifiera les choses. La première phase est celle où le couple s’engagera en présence des parents: ils donnent leur parole (dinoun logo). Ce qui déterminera, la première fois où les familles immédiates du couple se rencontrent et cela se fait, généralement lors d’un dîner au restaurant, ou au domicile de la fiancée. Le futur marié (gambros) déclare formellement son amour et son dévouement et son intention “tout va bien”, donne sa parole qu’il se mariera. Son père donne alors à sa future belle-fille (nyfi) une bague ou un bijou, et le père de la mariée donne un gage à son futur gendre, auparavant, on parlait de la dot, mais maintenant, on ne la mentionne plus du tout, ou seulement en passant, mais les pères essaient toujours de donner à leurs filles un appartement ou une maison. A partir de ce moment là, les familles se rendent visite les jours de fête “des prénoms”, etc., et le couple est alors, officiellement engagé. Les familles sont maintenant sybetheroi (parents par alliance).

Plus tard, une deuxième cérémonie plus formelle de fiançailles (aravonas) pourrait (ou ne pourrait pas) avoir lieu, en présence d’un groupe plus important des membres de la famille et des amis, lors de cette cérémonie, les alliances sont échangées et portées à la main gauche. Ces fiançailles sont parfois même bénies par un prêtre. Il y a beaucoup à manger, à boire et à …danser, et le couple heureux porte un toast au “kala stefana” (“couronnement heureux”, faisant référence au couronnement du mariage) ou à “i ora kali” (“la bonne heure”). Et à ce moment on félicite (“synhariteria”) le couple. Si vous êtes invité à une fête de fiançailles, pensez à offrir des fleurs ou une plante décorative. À ce stade là, le couple commence généralement à établir des plans de mariage précis et à fixer la date.

Le linge de maison, le trousseau et les meubles de la nouvelle maison sont fournis par la famille de la mariée. Une mariée exemplaire, aura un coffre plein rempli de draps brodés à la main et crochetés par elle-même, par sa mère, ses tantes et ses grands-mères. Une coutume a parfois encore lieu à la veille du mariage, la formelle”dresser le lit” (“strosimo tou krevatiou”). A cette occasion, le lit nuptial sera fait par les femmes de la famille proche et les amies de la mariée, des cadeaux souvent sous la forme de pièces en or, en argent ou de billets représentant la prospérité seront déposés sur le lit. Parfois, un petit garçon se jette sur le lit dans l’espoir que le premier enfant sera un garçon. La coutume “strosimo tou krevatiou” est plus couramment pratiquée dans les petites villes et villages que dans les grandes villes.

Le marié attend son épouse devant l’entrée de l’église avec sa famille et d’autres invités. La mariée arrive dans une voiture fleurie et est donnée par son père. Elle embrasse sa belle-mère (pethera) et le marié, et ils entrent dans l’église suivis par les invités. Les couples sont assistés par leur garçon d’honneur et / ou demoiselle d’honneur (koumbaros et / ou koumbara). Il n’y a pas d’autre assistante à part (parfois) de petits enfants vêtus de blanc (paranymphi). Une table flanquée de deux grandes bougies décorées (lambathes) a été préparée devant l’iconostase; sur elle se trouve un verre de vin, les bagues, les couronnes, le Nouveau Testament et une assiette d’amandes enrobées de sucre.

Le service du mariage est divisé en deux parties, les fiançailles et le sacrement proprement dit (ou cérémonie du couronnement). Pendant les fiançailles, les anneaux sont bénis et placés par le prêtre sur la main droite du couple. Les koumbaros / a les échangent trois fois entre la mariée et le marié. La deuxième partie du service culmine lors de la cérémonie de couronnement, lorsque le prêtre place les couronnes (stefana, faîtes de petites fleurs artificielles et reliées par un long ruban de satin) sur la tête du couple; ceux-ci sont également échangés trois fois par les koumbaros / a. Les trois échanges des anneaux et le stefana signifient la grâce spéciale que le couple reçoit de la part de la Sainte Trinité . Ensuite, le couple boit du vin (trois gorgées) dans un verre commun, qui rappelle les noces de Cana et symbolise le début de leur vie commune. À la toute fin, le couple se joint les mains et marche accompagné du prêtre et du koumbaro / a font trois fois le tour de la table de mariage dans la “danse d’Isaïe” (choros tou Isaia). À ce stade de la procession, les mariés sont couverts de riz et de pétales de fleurs distribués aux invités par les jeunes amis de la mariée. Le riz symbolisant le bonheur et la prospérité

Le prêtre bénit à nouveau l’union et le couple quitte l’église. Une allée d’invités est formée soit dans le hall de l’église soit à l’extérieur. Les souhaits de longue vie “na zisete”, sont clamés aux nouveaux mariés, et “na sas zisoun” (“Puisse-t-il avoir une longue vie”) aux koumbaro / a et aux membres de la famille. Avant de partir, les invités reçoivent un gage de remerciement, traditionnellement un nombre impair d’amandes sucrées attachées dans des carrés ou des ronds de tulle blanc avec un ruban blanc. Les amandes signifient la fertilité et le bonheur, le sucre le doux souvenir de la journée. Cette coutume date de l’époque romaine et byzantine, lorsque des noix au miel étaient mangées lors d’un mariage.

Pour les mariages formels, les invitations à la réception sont émises avec l’invitation de mariage (prosklissi) et nécessitent un message de confirmation. Dans des situations moins formelles, le père de la mariée ou du marié émettra une invitation verbale sur place après le mariage pour un “petit rassemblement” dans une taverne ou à la maison en l’honneur de la mariée et du marié. Cette situation de dernière minute est parfois déroutante pour les étrangers, qui peuvent se sentir mal à l’aise d’être invités à la dernière minute. Soyez assurés que vous devriez y aller, avec vos enfants si vous en avez; on ne vous aurait pas invité si vous n’étiez pas les bienvenus.

Les cadeaux peuvent être envoyés à la maison ou apportés à l’église. Les cadeaux appropriés sont le petit mobilier de maison, les petits appareils ménagers, les objets en argent ou en cristal, mais jamais le linge de maison (ils font toujours partie de la “dot”). Les cadeaux de mariage doivent être emballés dans la boutique où ils ont été acheté, ce qui permettra d’insérer une carte donnant les instructions pour l’échange, ainsi que votre carte de visite avec les félicitations appropriées inscrites au dos. Les cadeaux ne doivent pas être réemballés dans du papier de mariage spécial. Les listes de mariage ou les registres commencent à apparaître dans les grands magasins, mais il ne s’agit toujours pas d’une pratique “acceptable”, probablement parce qu’il est considéré comme gauche de dire aux gens quoi acheter ou même de laisser entendre que les nouveaux mariés ont besoin de quoi que ce soit (puisque la dot est supposée tout fournir).